Mongolie : Les mousquetaires de la steppe
Ils se prénomment Badamdorj, Uuganbaatar, Ulambayar et Uuganbayar. Ce sont des cavaliers, ils ont entre 10 et 13 ans. Tous les quatre viennent d'une province de la Mongolie pour participer au Naadam, la Fête Nationale Mongole, qui se déroule les 11, 12 et 13 juillet. Fraîchement débarqués à Oulan-Bator, ils ont pris part à l’entraînement des chevaux pour le compte d'un propriétaire réputé. Le Naadam est surtout renommé pour ses courses de chevaux et celle des quatre ans est traditionnellement la plus attendue. Dans la cohue de l'arrivée, les spectateurs se précipitent pour récupérer la sueur des chevaux. Une coutume porte-bonheur

Oulan-Bator, capitale des steppes et des déserts
Hermétiquement close pendant des décennies, la Mongolie, avec ses steppes et ses déserts à l'infini, faisait fantasmer bon nombre de globe-trotters. Depuis la fin de son isolement, au début des années quatre-vingt-dix, elle galope après la modernisation, et, la capitale Oulan-Bator, qui concentre à présent une importante partie de la population, se métamorphose trop rapidement. Si les plus âgés restent nostalgiques de l'ère soviétique, les nouvelles générations découvrent par bribes l'histoire de leur pays. Notamment celle des purges et de la répression envers les représentants du Bouddhisme, leur religion ancestrale

Gobi central et oriental, de Saïnshand à Maldagov
Si l'évocation du mot Gobi est généralement synonyme d'étendues de sable, les nomades mongoles ne compte pas un, mais trente-trois déserts ! Celui qui s'étire depuis Saïnshand, "La porte du désert", à la lisière avec la Chine au sud et à Maldagov à l'ouest, s'apparenterait au désert de cailloux. Même si à Erdene, à deux pas de la frontière, une imposante dune de sable se dresse dans la steppe. Pour traverser ces paysages à l'infini, les chauffeurs font toujours confiance aux indestructibles UAZ, et plus particulièrement au "Fourgon 452". Un quatre roues motrices aussi rustique que gourmand, dont la production a malheureusement cessé

Mongolie centrale et le massif du Khangaï
Passé les murailles de l'antique capitale Karakorum avec le monastère Erdene-Züü, la vallée d'Orkhon et sa cascade, la piste conduit à l'ouest vers Bayankhongor et Uliastaï à travers la délicate vallée de Tsetsering couverte d'edelweiss. Il faut obliquer au nord, traverser le centre de la Mongolie, pour pénétrer la chaîne montagneuse du Khangaï, dominée par les 4 021 m du mont Otgon Tenger. Après Tosontsengel et un col à 2 500 m, la piste plonge vers Tariat et le parc Khorgo Terkhiin. Le Terkhiin Tsagaan, où Lac Blanc, est un lieu de villégiature qu'il est déchirant d'abandonner pour retrouver la civilisation

Oulan-Bator et la fête du Naadam
Depuis son ouverture, la Mongolie est devenue une destination à la mode. La fréquentation est à son comble lors de la traditionnelle Fête du Naadam, qui se déroule en plein été, au milieu du mois de juillet. Cette réunion populaire très prisée par les Mongols, regroupe les trois jeux virils : la lutte, le tir à l’arc et les courses de chevaux. Si la lutte reste l’apanage des hommes, les femmes sont massivement représentées au tir à l’arc alors que les cavaliers sont essentiellement des enfants âgés de 5 à 13 ans. L’arrivée est jugée en pleine steppe avec en prime la poussière qui rehausse le folklore