Tour Eiffel et nuages parisiens
Ils ont pour noms, Cumulus, Cirrus, Altocumulus, Cumulonimbus, Stratus ou encore Cotra, (traînées de condensation des avions). Des nuages courants dans le ciel tourmenté de Paris. Même pour le profane, ces compagnons du vent sont aisément reconnaissables et sont souvent précurseurs d'un changement météorologique. Comme après la pluie, lorsque des lucarnes s'ouvrent sur un arc-en-ciel annonciateur de beau temps. Le soir, malgré une pollution lumineuse omniprésente, il n'est pas inhabituel de bénéficier d'un ciel profond. Rien de tel pour différencier les constellations et observer périodiquement l'ISS, tranchant la nuit noire, aussi étincelante qu'une planète

Venise et son manteau d'hiver
L'hiver va bien à Venise, notamment en décembre. La période est propice pour entrevoir la meilleure facette de la cité lagunaire. La fréquentation est au plus bas, le moment idéal pour pénétrer le dédale des ruelles, avec pour seul guide le pas rythmé des Vénitiens se hâtant vers une station de "battello", de vaporetto. Pour percer Venise et ses îles secrètes, il faut grimper au sommet du campanile de la basilique de San Giorgio Maggiore, afin d'admirer les ombres s'étirant à l'horizon ou le brouillard enveloppant la ville. A cette époque de l'année le froid peut être cinglant, mais les îles bigarrées de Burano et de Murano semblent indolentes, à l'écart des déferlantes touristiques habituelles

Venise l'indémodable
Plantée dans la lagune et cernée d'îles, Venise est submergée la majeure partie de l'année par le flot des visiteurs qui la fait exister. Pour s'imprégner de la mystérieuse cité des Doges, il faut déserter les itinéraires des processions touristiques, et s'aventurer sur les chemins que les Vénitiens fréquentent. La ville se laisse alors découvrir par ceux qui font l'effort de se perdre dans les méandres de ses étroites ruelles. De novembre à janvier, Venise s'apaise, et, malgré la brume, la pluie ou l'Acqua Alta, redevient un havre qui encourage à flâner

Porquerolles
Réputée pour ses sentiers forestiers et ses eaux turquoise, Porquerolles, qui appartient au chapelet des Iles d'Or, peine à résister à la déferlante estivale. Surtout depuis la mise en place de navettes toujours plus rapides. Une surpopulation rapidement insoutenable pour les insulaires, entraînant de sérieux problèmes pour l'environnement. Pour s'adonner à des randonnées en bord de mer, il est préférable de parcourir les chemins balisés hors saison, en dépit d'une infrastructure hôtelière plutôt maigre à cette période. Il s'en dégage alors une véritable sensation de découvreur sans cesse renouvelée

L'hiver à Zermatt
Zermatt ne serait peut-être pas aussi célèbre sans le Cervin, ou Matterhorn, avec sa forme pyramidale caractéristique, qui toise la vallée du haut de ses 4 478 m. Cette station doit son charme à l'absence de voitures dans le village, remplacées par des calèches tirées par des chevaux. Elle le doit aussi au Gornergrat Bahn, un train à crémaillère, qui propulse les voyageurs au sommet du Gornergrat à 3 100 m, avec vue sur des cimes à plus de 4 000 m, comme le Monte Rosa, le Liskamm, Castor et Pollux ou le Breithorn

Zermatt en été
Un impressionnant téléphérique conduit au Petit Cervin, ou Klein Matterhorn. Ensuite un ascenseur grimpe au pied d'une terrasse à 3 883 m, pour contempler un panorama à l'infini sur la chaîne des Alpes. Zermatt fait partie des stations qui ont toujours un manteau neigeux en hiver et l'été la multitude des sentiers pousse à la randonnée. On peut préférer l'automne, moment où les aroles jaunissent. Sommet qui se mérite, les alpinistes du monde entier convergent vers cette partie du Valais pour gravir le mythique Cervin